UNE INFORMATION DE VOTRE AGENCE IMMOBILIERE A MARSEILLE AIMH ORPI
09/03/2006
Ministère de l’écologie et du développement durable / DPPR
Préfecture du département des Bouches-du-Rhône
Références
• Article L 125-5 du code de l’environnement (loi du 30 juillet 2003)
• Articles R 125-23 à 27 du même code (décret du 15 février 2005)
• Circulaire du 27 mai 2005
> Ministère des transports, de l’équipement, du tourisme et de la mer [MTETM]
> Ministère de l’écologie et du développement durable [MEDD]
Pourquoi ?
• Un droit à l’information depuis 1987.
• Le retour d’expérience des crues de 1999 dans le Sud de la
France.
• Des populations souvent ignorantes des risques auxquels elles
sont exposées malgré des documents d’information.
• Une montée en puissance nécessaire de la culture du risque
pour une conscience partagée.
• Considérer le citoyen comme acteur de sécurité civile.
> loi de modernisation de la sécurité civile (13 août 2004)
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Deux obligations distinctes
• 1 - une information sur l’indemnisation de sinistres résultant
de catastrophes technologiques ou naturelles reconnues
comme telles, ayant affecté tout ou partie de l’immeuble
concerné.
• 2 - une information sur la sismicité et/ou les risques pris en
compte dans un plan de prévention des risques [PPR] dans
lequel est situé l’immeuble.
Quelle information?
L’information des acquéreurs et des locataires concerne :
• la sismicité réglementaire pour l’application des règles de
construction,
• les servitudes liées aux risques naturels et technologiques
dans le cadre des plans de prévention des risques (PPR),
• l’historique des sinistres subis par l’immeuble depuis 1982.
Attention !
Les risques qui ne sont pas pris en compte par un PPR naturel
ou technologique, ne sont pas portés à la connaissance de
l’acquéreur ou du locataire.
Le risque minier relève, quant à lui, du Code minier.
Quel contrat?
• Les deux obligations sont dues pour tout type de contrat
- de location écrit,
- de réservation pour une vente en l’état futur
d’achèvement,
- de promesse de vente
- d’acte réalisant ou constatant la vente de ce bien
immobilier qu’il soit bâti ou non bâti.
• Le terme « bien immobilier » s’applique à toute
construction individuelle ou collective, à tout terrain,
parcelle, ou ensemble de parcelles contiguës appartenant
à un même propriétaire ou à une même indivision.
Quand ?
• A compter du 1er juin 2006 et pour toute la durée du
contrat.
• Pour le renouvellement des contrats de location, cette
information n’est due qu’à la première entrée dans les lieux
du locataire ou co-locataire.
La déclaration
• L’obligation du vendeur ou du bailleur est de déclarer sur
papier libre une éventuelle indemnisation versée, dans le
cadre du régime assurantiel spécifique aux catastrophes
naturelles ou technologiques, à son profit ou, s’il en a
connaissance, à celui des propriétaires précédents.
• Il n’y a pas d’effet rétroactif.
• En cas d’indemnisation entre la promesse de vente et la
signature de l’acte authentique de vente, la déclaration est
actualisée.
• La déclaration est annexée au contrat de vente ou de
location.
Que fait l’État ?
• L’État rappelle les arrêtés de reconnaissance de l’état de
catastrophes naturelles ou technologiques pris au profit d’une
ou plusieurs communes du département depuis 1982.
• Ces arrêtés sont consultables en mairie et (progressivement)
sur Internet à partir du site de la préfecture.
Où?
Les communes concernées par la déclaration
d’indemnisation de sinistres dans le cadre de l’IAL
Seules 666 communes ne sont pas concernées au 15 février 2006.
Que fait l’État ?
• Il arrête le modèle d’imprimé d’état des risques [MEDD].
• Le Préfet de département arrête la liste les communes où
s’applique cette obligation.
• Les risques pris en compte, l’état d’avancement des
procédures et la liste des documents de référence sont arrêtés
pour chaque commune concernée.
• Ces informations sont consignées dans un dossier communal
d’information (DCI) librement consultable en mairie, souspréfecture
et préfecture. Elles seront (progressivement)
accessibles sur Internet à partir du site de la préfecture.
Que doit arrêter le Préfet ?
Pour chaque commune concernée, le Préfet de département
arrête :
• la liste des risques naturels et technologiques pris en compte
par les plans de prévention de risques (PPR) et le zonage
sismique réglementaire, le cas échéant,
• la liste des documents auxquels le vendeur ou le bailleur peut
se référer :
– PPR approuvé : les documents graphiques et la note de
présentation
– PPR prescrit : si pertinent, les documents permettant une
délimitation et une qualification des phénomènes
– zone sismique : le niveau de sismicité à appliquer
– la liste des arrêtés de reconnaissance de l'état de
catastrophe naturelle ou technologique.
L’état des risques
• L’obligation du vendeur ou du bailleur est d’établir un état des
risques, sur la base d’informations mises à disposition par le
Préfet de département et de joindre une cartographie
permettant de localiser l’immeuble au regard de ces risques.
• Il n’y a pas d’effet rétroactif.
• L’état des risques est annexé au contrat de vente ou de
location.
L’imprimé
téléchargeable sur www.prim.net Et sur le site internet de la préfecture des
Bouches-du-Rhône
Quand ?
L’état des risques est dû pour tout immeuble mis à la vente ou en
location, s’il est situé dans :
• le périmètre d’un PPR technologique approuvé,
• le périmètre d’un PPR naturel prévisible approuvé ou rendu
immédiatement opposable,
• le périmètre mis à l’étude si le PPR est prescrit,
• une commune à zone réglementée de sismicité au titre du
décret 91-461 du 14 mai 1991, modifié par le décret n° 2000- 892 du 13 septembre 2000.
Où?
Plus d’un tiers des communes sont concernées.
Les communes concernées par l’élaboration
d’un état des risques dans le cadre de l’IAL
Commune avec PPR approuvé
Commune avec PPR prescrit
Commune à sismicité
réglementée
Qui établit l’état des risques ?
• Il est établi directement par le vendeur ou le bailleur en
reportant les informations contenues dans le DCI.
• Il est établi sans intervention de l’administration (préfecture,
DDE, Mairie…. ) et sous la responsabilité du vendeur ou du
bailleur.
• Il peut être établi avec l’aide d’un conseil (notaire, avocat,
CAUE, ADIL…) ou d’un professionnel de l’immobilier (agence,
géomètre, architecte….) .
Sa validité
• Il doit comporter une cartographie permettant de localiser
l’immeuble par rapport aux risques pris en compte par le PPR.
• Il doit être établi depuis moins de 6 mois. Il est visé des deux
parties et annexé au contrat de vente ou de location ainsi
qu’à toute étape de la transaction.
• En cas de mise à jour des informations contenues dans le DCI,
entre la promesse de vente et la signature de l’acte
authentique de vente, l’état des risques est actualisé.
• En cas de vente, l’état des risques est inclus dans le dossier de
diagnostic technique.
En cas d’information erronée, l’acquéreur ou l’acheteur peut
demander au juge la diminution du prix de la vente ou de la
location, voire la résiliation du contrat.
Le dossier communal d’information
Pour chaque commune concernée, les informations sont
consignées dans un dossier communal d’information [DCI] qui
comprend :
• une fiche précisant la nature et, si possible, l'intensité des
risques dans chacune des zones à risques ainsi définies et
listant les documents de référence,
• les extraits cartographiques permettant de localiser un bien
au regard de ces zones.
La fiche DCI
La fiche
La carte
Le tableau d’assemblage
La légende
Un extrait cartographique
Mise à jour du DCI
Chaque dossier communal d’information [DCI] est mis à jour
• lors d’un événement nouveau relatif au PPR : nouvelle
prescription, approbation, mise en révision,
• lorsque de nouvelles informations modifient l’appréciation du
risque,
• lors de l’édition de nouveaux documents de référence.
DDRM, Dicrim, PHEC…
L’information des acquéreurs et des locataires n’est pas la seule
procédure d’information préventive.
Au titre du Code de l’environnement, on peut citer :
• le dossier départemental des risques majeurs [DDRM] qui
décrit les risques avec leurs conséquences et les mesures de
sauvegarde pour en limiter les dommages,
• le document d’information communal sur les risques majeurs
[dicrim] établi par le Maire des communes listées au DDRM,
• l’affichage des risques et des consignes de sécurité,
• les repères des plus hautes eaux connues [PHEC] dans les
zones inondables,
• les actions de communication mises en place par le Maire en
cas de PPR naturel, ou par le Comité local d’information et de
concertation [CLIC] autour des sites industriels.
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Ministère de l’écologie et du développement durable / DPPR
Préfecture du département des Bouches-du-Rhône
Internet
• L’accès à l’information préventive à partir d’Internet est une
réalité depuis 1998, avec la création par la Direction de la
prévention des pollutions et des risques [MEDD/DPPR] du site
portail PRIM.net.
• On comptabilise aujourd’hui au niveau national, plus de
100 000 consultations par mois.
• Afin de faciliter la consultation des arrêtés préfectoraux et des
informations contenues dans les dossiers communaux
d’information, voire des documents de référence, ceux-ci
seront mis en ligne et accessibles, pour le département des
Bouches-du-Rhône à partir du site internet de la préfecture :
www.bouches-du-rhone.pref.gouv.fr/risques